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« On n’est pas couché » : France 2 mise en demeure par le CSA après le clash Rousseau/Angot

« On n’est pas couché » : France 2 mise en demeure par le CSA après le clash Rousseau/Angot

Le CSA a été saisi, à la suite de la diffusion dans l’émission On n’est pas Couché le 30 septembre 2017, d’une séquence où une personnalité est venue présenter son ouvrage consacré à l’agression sexuelle dont elle a été victime. 

Après visionnage, le Conseil a constaté qu’alors que Sandrine Rousseau souhaitait mettre en lumière les carences qu’elle a constatées dans la prise en charge des personnes victimes de ce type d’agissements et présenter des solutions pour aider utilement les femmes victimes d’agressions sexuelles, les chroniqueurs de l’émission Christine Angot et Yann Moix ont longuement, de manière virulente et systématique, sans prendre en compte sa vulnérabilité manifeste, mis en doute l’utilité même de sa démarche sans respect pour sa parole ni pour son engagement. Ils ont remarqué que les interventions de l’animateur ont été caractérisées à plusieurs reprises par une attitude de complaisance à l’égard du parti-pris choisi par les chroniqueurs attitrés de l’émission s’agissant d’un sujet particulièrement grave et douloureux.

Par ailleurs, la société France Télévisions a choisi délibérément de ne pas diffuser une séquence au cours de laquelle la chroniqueuse de l’émission a quitté le plateau. En revanche, la société a conservé les séquences durant lesquelles l’invitée n’a pu masquer son émotion face à cette attitude et aux propos tenus par les deux chroniqueurs. Ce choix de montage trompeur a été de nature à nuire à la bonne compréhension du téléspectateur quant au déroulement du débat.

En conséquence, le Conseil a mis en demeure la société France Télévision pour manquement aux dispositions combinées des articles 3-1 et 43-11 de la loi du 30 septembre 1986 qui confient à France Télévisions une responsabilité particulière en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, ainsi que de l’article 35 du cahier des charges de la société France Télévisions. Il a retenu également dans sa décision qu’il incombe tout particulièrement à la société nationale de programme France Télévisions, de par les missions de service public qui lui sont confiées, de manifester un devoir d’exemplarité dans le traitement des questions relatives aux violences faites aux femmes.

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