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"Dites-leur que je suis vivant" : Documentaire Infrarouge ce mardi soir sur France 2

"Dites-leur que je suis vivant" : Documentaire Infrarouge ce mardi soir sur France 2

Marie Drucker présente ce mardi soir à 23h05 sur France 2 un nouveau numéro du magazine Infrarouge.


La mort d’un enfant, pour ses parents qui lui survivent, est contre-nature et inconcevable. La douleur immense et indicible des parents endeuillés est comme un monstre qui vit en eux. Petit à petit, ils apprennent à l’apprivoiser, pour pouvoir continuer à vivre avec les autres, en couple, en famille, en société. Trop souvent, s’ajoute à la souffrance un silence étouffant, imposé aux parents par le regard des autres. Car la mort d'un enfant fait peur, comme une maladie contagieuse que l’on fuit. Dans ce film, trois mamans et un papa endeuillés prennent la parole, s’extraient du silence et de la solitude pour nous aider à mieux comprendre ce tabou.


Depuis la mort de son fils Antonin, Claire vit entre deux mondes. Le nôtre et celui de son fils, autrement présent, autrement vivant. Claire essaie d’apprivoiser la douleur, elle aussi bien vivante, et d’apprivoiser l’absence de son fils, pour être capable de continuer à vivre avec les autres. Claire vit la mort d’Antonin comme une remise en question de sa maternité, il lui faudra du temps pour se sentir à nouveau maman.

Katia aussi a eu peur de ne plus se sentir maman après la mort de son fils Soham. L’administration indélicate ne la considérait d’ailleurs plus comme maman. Rayée de la grande communauté des mères, retour à la case départ, célibataire sans enfant. Pourtant, si Soham est mort, il existera toujours et Katia sera toujours sa mère. Mais le lien est difficile à tisser quand ceux qui osent encore prononcer le prénom de Soham se font si rares.
Depuis qu’elle a rencontré Benoît et qu’ils ont eu ensemble Zachary, Katia essaie de trouver une place à Soham dans son couple et dans sa famille.

Une place bien vivante aussi pour Baptiste, puisque ses parents, Sandrine et Jean-François sont vivants. La vie de leur fils ne se résume pas à sa mort. Alors au quotidien, ils font tout pour qu’autour d’eux, on n’oublie pas Baptiste et qu’on continue à parler de lui. À la montagne, chez eux au coin du feu en écoutant de la musique ou pendant un déjeuner entre amis, le souvenir de Baptiste est toujours là, et il n’est pas que triste. Leur vie a changé, mais c’est toujours la même, et elle est toujours belle.

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