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Georges Frêche est décédé à l'age de 72 ans

Georges frecheLe président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, Georges Frêche (DVG), est décédé dimanche après-midi à Montpellier d'un arrêt cardiaque, a annoncé à l'AFP l'ancien premier secrétaire fédéral du parti socialiste de l'Hérault, le sénateur Robert Navarro, confirmant une information de Midi Libre. L'ancien maire de Montpellier avait été réélu en mars à la tête à la tête du conseil régional de Languedoc-Roussillon, après avoir largement dominé le second tour du scrutin des régionales, réunissant 54,19% des suffrages, devant l'UMP (26,43%) et le FN (15,67%). La campagne avait été marquée notamment par son bras de fer avec le PS, qui l'avait déjà exclu de ses rangs en 2007 pour ses dérapages verbaux et lui avait opposé une liste conduite par Hélène Mandroux, maire de Montpellier.

 

Né en 1938 dans le Tarn, élu pour la première fois maire de Montpellier en 1977, Georges Frêche avait cette ville et la région chevillées au corps. Lui qui ne pouvait plus se prévaloir de l'étiquette PS, proclamait : « Mon parti, c'est le Languedoc-Roussillon ». Agrégé de droit, spécialiste du droit romain, Georges Frêche était un brillant orateur dont les discours étaient ponctués de digressions historiques - les conquêtes arabes, la lutte des Cévenols, les Romains en Languedoc - de souvenirs d'enfance, de coups de colère ou de piques assassines, conclus parfois par une chansonnette. Des projets, des promesses, de la culture, de l'humour, de la gouaille teintée d'accent méditerranéen. Un soir à Narbonne, subjuguée, une femme lui lançait : « Vous êtes indispensable, nous avons besoin de vous ».

Du côté de ses opposants, beaucoup reconnaissaient son côté « bâtisseur ». Montpellier, devenue huitième ville de France, lui doit beaucoup, admettaient-ils. Mais les louanges s'arrêtent là. Etaient brocardés son « populisme » et ses propos sur le nombre de blacks dans l'équipe de France de foot, sur des harkis,  son clientélisme, son mode de gouvernance et « le système » qu'il a mis en place. Un  « système mafieux, système de secte, mensonges, menaces (...), voilà les bases de la façon dont la région est gérée », assénait récemment son rival UMP aux régionales, Raymond Couderc.

D'autres le qualifiaient de  « Néron de Septimanie », en référence au nom qu'il  voulait substituer au Languedoc-Roussillon. « Un imperator », selon la candidate malheureuse à la mairie de Perpignan, Jacqueline Amiel-Donat (PS), sur la liste  d'Hélène Mandroux. Un homme au "pouvoir mégalomaniaque", ajoutait un autre opposant.

Dans son Hôtel de région, l'homme souffrait physiquement, avançant avec peine, une main sur sa canne, l'autre sur l'épaule d'un conseiller. Mais il semble que les récentes attaques dont il avait été la cible - « une chasse à l'homme », disait-il - , et la concurrence d'une dizaine de listes avait au contraire attisé sa pugnacité.  

 

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Texte : http://www.rtl.fr/actualites/article/georges-freche-est-mort-a-72-ans-7632219794
Crédit Photo : DDM/L'Express

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