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Interview - Rodolphe Tissot (Ainsi soient-ils) : "Il y a une certaine audace dans le choix de traiter ce sujet"

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Ainsi soient-ils, la nouvelle série événement d'Arte a su nous surprendre par la qualité de ses intrigues et par la psychologie de ses personnages... En tête d'affiche du casting, nous retrouvons notamment Michel Duchaussoy dans la peau d'un évêque détestable (son dernier rôle avant de disparaître) mais aussi Jean-Luc Bideau (alias le Père Fromenger) qui nous livre un jeu d'acteur épatant ! Rodolphe Tissot, l'un des créateurs mais aussi l'un des réalisateurs d' « Ainsi soient-ils » nous livre en exclusivité certains secrets de fabrication d'une série exigeante et atypique. 

 

Présentez nous « Ainsi soient-ils », une série pour le moins atypique...
Rodolphe Tissot : Il s'agit d'une série de 8 épisodes de 52min qui raconte la vie d'un séminaire (Le séminaire des Capucins). La série raconte de manière très large l’Église aujourd'hui puisque c'est une série contemporaine ou l'on va du plus intime -de la vie de jeunes séminaristes qui vivent leur première année au séminaire- jusqu'aux coulisses du Vatican, le haut lieu du pouvoir. C'est une série dans ce sens qui est assez romanesque avec beaucoup de personnages et d'intrigues à la fois intimes et « bigger than life ». 

 

Comment s'y prend-t-on pour aborder ce sujet assez délicat qu'est la religion ?
Nous nous sommes entourés de conseillers et nous nous sommes beaucoup documentés pour être au plus juste. La série ne cherche pas à avoir un discours sur Dieu ou sur la foi mais plutôt à raconter des personnages, c'est ça le plus important. Quelque soit le milieu, ce qui m’intéressait c'était de développer les personnages, leurs doutes et leurs questionnements sur la foi. Eglise n'est que l'environnement dans lequel ils baignent. 

 

La série a pour l'instant reçu un très bon accueil, elle a notamment été primée à Paris en avril dernier au Festival Séries Mania ou elle a été élue « Meilleure série française » par un jury étranger, c'est plutôt encourageant...

Je pense qu'ils y ont vu une certaine originalité dans le propos, une certaine audace dans le choix de traiter ce sujet, ce milieu qui n'avait jamais été traité auparavant à la télévision française. 

 

Cette série est particulière dans la manière dont elle a été élaborée puisqu'il y a eu pas moins de quatre auteurs-créateurs et trois réalisateurs pour cette première saison... C'est un cas de figure assez rare pour une série française ?
Oui c'est vrai, mais on n'avait pas de modèle préconçu. On a en effet quatre créateurs : il y a le producteur Bruno Nahon, les scénaristes David Elkaïm, Vincent Poymiro et moi même. On a été tous les quatre dans un perpétuel échange. On était comme une espèce de showrunner à quatre têtes. Sur la question de la réalisation même, je n'avais pas le temps de tout tourner donc il a fallu déléguer à d'autres réalisateurs. Elizabeth Marre et Olivier Pont ont ainsi co-réalisé ensemble les épisodes 5 à 8. 

 

Une deuxième saison est déjà prévue, pouvez vous nous en dire un peu plus... ?
En effet, une saison 2 est actuellement en cours d'écriture et si tout se passe bien, nous devrions entamer le tournage début 2013. On restera sur le même format de 8x52min en conservant les mêmes comédiens.

 

> Rendez-vous sur Arte tous les jeudi du 11 octobre au 1er novembre 2012 à 20h50 pour découvrir cette brillante série !

 

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Interview : Nicolas Svetchine
Crédit Photo :
DR

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