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Présidentielle 2012 : Echange entre Aubry et Sarkozy

photo_1326380536052-1-0.jpgJusqu'à l'élection, Newstele vous propose chaque jour un article concernant un fait sur la présidentielle 2012. A 102 jours de la présidentielle, plus question de cadeaux. Au propre comme au figuré. Nicolas Sarkozy a présenté vendredi à Lille des voeux aux fonctionnaires en forme d'éloge de sa politique devant une Martine Aubry mordante et ironique qui a dénoncé ses "contrevérités".

 

La maire socialiste de Lille l'avait promis. Pas question de bouder le chef de l'Etat, il aura droit à son accueil "républicain". Mais, quatre ans après une première cérémonie de voeux aux fonctionnaires où, dans la même préfecture, Martine Aubry avait offert un vélo à Nicolas Sarkozy, le temps des sourires et des petites attentions entre rivaux est bel et bien fini. "J'ai pas le coeur à ça, je pense qu'il n'a pas fait de cadeau à la France", lâche à la presse une patronne du PS ostensiblement bougonne en rejoignant les élus qui s'alignent pour recevoir Nicolas Sarkozy, "et puis vous savez, moi, en général, je ne fais que ce que je ressens". Le président arrive. Accueil et poignée de mains glaciales, donc. En tout cas tel que raconté plus tard par la maire de Lille.

 

Nicolas Sarkozy a profité de la 7e étape de son tour de France des voeux pour dresser un bilan très offensif de la cure d'amaigrissement imposée à la fonction publique, la révision générale des politiq ues publiques (RGPP). Forcément réussie. "A la lumière de ce qui vient de se passer ces trois dernières années, chacun voit que ce chantier était incontournable", assène-t-il d'entrée en s'appuyant sur la crise, "il n'y a pas d'autre choix". Pendant de longues minutes, le chef de l'Etat énumère les exemples de réformes réussies, comme la fusion des services des impôts et du Trésor, la création de Pôle emploi. "Ca vous a causé du stress, ça a fait parler, ça a créé de l'inquiétude, mais c'est fait !" Même autosatisfaction sur la règle, tant décriée à gauche, du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, qui a "permis de redistribuer aux fonctionnaires 2 milliards d'euros supplémentaires (...) et ont bénéficié à 2 millions d'agents". Et, en ces temps de compétition politique parfois rude, le chef de l'Etat conclut sur un souhait. Celui que "nos concitoyens sachent que nous sommes capables, l'espace de quelques instants, de dominer nos différences pour manifester simplement que la République impose à l'opposition comme à la majorité de savoir se parler et se respecter".

 

La petite phrase de Nicolas Sarkozy fait bondir Martine Aubry qui, après son discours, l'interpelle en aparté. Mais pas assez loin des micros. "Ce que vous avez dit, vos derniers mots, faites-le partager à M. Accoyer", lui lance-t-elle en référence aux propos du président de l'Assemblée nationale, qui a jugé que la victoire de la gauche produirait les mêmes effets qu'une "guerre". "Faites-le partager à François Hollande quand il parle de moi", lui rétorque du tac au tac Nicolas Sarkozy, "mais je partage votre avis sur Accoyer".

Toujours très remontée, Martine Aubry poursuit sa charge devant la presse, pendant que le président l'attend pour prendre congé. Toute en ironie, elle dénonce les "contrevérités tellement grosses" de son hôte et sa "politique exemplaire en matière de fonction publique".

 

Un peu en retrait, le député UMP du Nord Marc-Philippe Daubresse lâche son verdict, cinglant. "On a l'habitude de sa mauvaise foi, de son intolérance et de son sectarisme". L'invite du président était donc un voeu pieux.

 

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Avec AFP
C
rédit Photo : AFP/Philippe Huguen

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