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Le CSA dit non au passage en gratuit de LCI, Paris Première et Planète+

Le CSA dit non au passage en gratuit de LCI, Paris Première et Planète+

Invoquant un marché publicitaire poussif et la fragilité de plusieurs chaînes gratuites, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a refusé mardi le passage à la TNT de LCI (Groupe TF1), Paris Première (Groupe M6) et Planète+ (Groupe Canal+).

 

LCI, Paris Première et Planète+ souhaitaient devenir gratuites parce qu'elles disent percevoir des redevances insuffisantes de CanalSat, des boxes ADSL et du câble qui les diffusent à leurs abonnés. Mais le CSA a jugé qu'avec la crise, la "baisse marquée des recettes publicitaires des services de télévision" était peu propice à l'arrivée de nouvelles chaînes gratuites.

 

Pour le cas LCI, le CSA pense "que l’arrivée d'une troisième chaîne gratuite d’informations en continu financée exclusivement par la publicité, pouvait déstabiliser les deux chaînes d'information déjà existantes", i-Télé et BFMTV.

 

Canal+, filiale de Vivendi, a jugé la décision du CSA "sage et responsable car elle tient compte à juste titre de l'équilibre économique global de la TNT en France". Canal+, qui portait d'un côté la candidature au gratuit de sa chaîne documentaire Planète+, militait également contre le passage en gratuit de LCI, qui aurait fragilisé sa propre chaîne d'infos i-Télé. M6 a dit "désapprouver" le CSA et "se réserve la possibilité d'utiliser des voies de recours", possibles auprès du Conseil d'Etat.

 

Pour appuyer sa décision, le CSA a souligné qu'"aucune reprise significative du marché (publicitaire) n’est prévue à brève échéance et que les perspectives à moyen terme demeurent encore incertaines". Du coup, l’arrivée d’une ou plusieurs chaînes gratuites supplémentaires, "ne pourrait pas aujourd’hui être portée par une croissance du marché publicitaire". D'autant que "la situation financière de plusieurs chaînes gratuites est encore fragile, notamment celles qui ne sont pas adossées à un grand groupe".

 

Le CSA laisse néanmoins la porte ouverte à un futur réexamen si les conditions du marché publicitaire s'améliorent. Il doit publier mercredi l'étude d'impact sur laquelle il s'est appuyé pour prendre sa décision. Il s'agit de la première décision majeure en matière de régulation économique pour le gendarme de l'audiovisuel, comme le lui autorise la loi depuis fin 2013.

 

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Crédit Photo : DR

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