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Cannes 2013 : "La grande bellezza", la peur du néant dans Rome splendide et décadente

photo_1369149382312-1-0.jpgA travers les doutes existentiels du roi mondain Jep Gambardella, Paolo Sorrentino livre dans "La grande bellezza", en compétition mardi à Cannes, un regard sur la décadence morale d'une certaine Italie doublé d'un hommage à la splendeur de Rome, aux accents felliniens.

 

Génial écrivain dans sa jeunesse devenu journaliste dandy, Jep Gambardella est de toutes les soirées, véritable idole mondaine à Rome. Mais dans ce tourbillon de superficialités, l'homme, qui souffre de se voir vieillir, commence à s'interroger: lui faut-il reprendre l'écriture, et ainsi donner du sens à cette vie décadente, cette comédie du néant ? Jep cache son dégoût de lui-même et des autres derrière une attitude désabusée et cynique. Son cas de conscience: depuis son premier roman, couronné par un prix dans les années 70, il n'a jamais transformé l'essai, renonçant à poursuivre ses ambitions littéraires.

 

"La grande bellezza" ("La grande beauté") est un film "totalement débiteur du grand cinéma italie, Scola, Fellini, Ferreri, Monicelli...", explique dans le dossier de presse le réalisateur, qui avait décroché le prix du Jury du festival en 2008 pour "Il Divo", un film sur l'ancien président du conseil italien Giulio Andreotti.

 

Fêtes orgiaques dans une Rome décadente, dilemme entre aspirations littéraires et déchéance: bien que Sorrentino s'en défende, les références à La Dolce Vita de Fellini (1960) sont nombreuses, malgré la différence d'âge entre Marcello Mastroianni et Toni Servillo, acteur fétiche de Sorrentino qui incarne avec brio le personnage blasé de Jep.

 

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AFP
Crédit Photo :
DR

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