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Frédéric Anton : « La cuisine est tendance »

Frederic-Anton.jpgTF1 lance ce soir son émission culinaire MasterChef, Frédéric Anton, chef 3 étoiles au Pré Catelan, est l'un des membres du jury. Il nous en dit plus sur son rôle, ses attentes, et son expérience.

 

Pouvez-vous définir votre parcours ?
Après un CAP de cuisine en 1979, le passage dans un restaurant une étoile à Gérardmer  puis à Nancy, j'ai fait mes classes en 1986, au Flambard, auprès du chef Robert Bardot, un cuisinier avant-gardiste, sacré  Meilleur Ouvrier de France et comptant 2 étoiles au Guide Michelin. J'ai ensuite intégré un restaurant 3 étoiles, le Château des Crayères à Reims, auprès du chef Gérard Boyer, avant de travailler durant 7 ans auprès de Joël Robuchon, le plus grand cuisinier du monde, dans son établissement 3 étoiles, le Jamin, considéré comme le plus grand restaurant du monde! En 1997, je deviens le chef du Pré Catelan, avec qui je gagne, en 1999, une deuxième étoile. En 2000, je suis élu Meilleur Ouvrier de France et en 2007, j'obtiens 3 étoiles au Guide Michelin, devenant, à 41 ans, l'un des plus jeunes chefs 3 étoiles en France.

Que retirez-vous de cette expérience de jury pendant ces 4 mois de tournage?
C'est une grande période de ma vie qui s'est déroulée et j'ai vécu une expérience intense, présent chaque jour de 7 heures jusqu'à minuit...  J'ai vécu 4 mois faits d'émotions intenses et de belles rencontres, dans des endroits magiques, avec des challenges extraordinaires et  une remise en question quotidienne de la part des candidats qui se sont battus chaque jour pour tenter de gagner. Ce fut une belle histoire.

Pourquoi avez-vous accepté de participer à MasterChef ?
Parce que c'est TF1, la première chaine de France, qui la diffusait et que le format m'intéressait. La cuisine est tendance. La mettre ainsi en avant et inciter des vocations est une vraie chance et un formidable levier pour notre profession. Les candidats apprennent et font la cuisine auprès de professionnels que nous sommes.

Un mot sur la qualité des candidats ?
Ce tournage était une école de vie, de travail et les candidats devaient comprendre nos conseils, les écouter et s'en imprégner pour pouvoir  avancer et aller au bout de cette aventure. Chacun a évolué à sa façon. Certains étaient très classiques, d'autres très créatifs, mais tous avaient un problème de régularité : un jour, leur plat était très bon et le lendemain, mauvais. Pourtant, à un moment, certains ont eu un déclic et sont devenus réguliers. D'un seul coup, ils ont pu avancer.

Quels conseils leur avez-vous donné ?
Qu'ils soient eux-mêmes et qu'ils nous écoutent s'ils veulent avancer, même si c'est contradictoire. La cuisine, c'est une vie, un métier, une discipline. Si on n'apprend pas les bases, on ne peut pas évoluer. Lisez, apprenez,  travaillez vos bases et faites évoluer votre cuisine. Celui qui a gagné est celui qui a écouté, compris et lu.

Quelle touche personnelle pensez-vous avoir apporté ?
Je peux paraitre dur, froid et inaccessible alors que je suis très doux et sensible. J'ai parfois eu les larmes aux yeux pendant le tournage. Je suis à l'antenne ce que je suis dans la vie : naturel, avec un vrai franc-parler.

Comment s'est déroulée votre collaboration avec les deux autres membres du jury ?
C'était extraordinaire. Nous avons passé 4 mois en accord total les uns avec les autres. Je fonctionne au feeling et je ne peux pas travailler avec des gens que je ne sens pas.

Quelle est votre devise pour la cuisine ?
La passion, la créativité, la régularité.

 

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Propos recueillis par Emanuelle Papin
Crédit Photo : TF1/C.Chevalin

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