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Gérard Holtz : "Tous les paramètres seront réunis pour que ce soit la fête"

GERARDHOLTZJ.OPlus de deux cents heures de direct, vingt-cinq journalistes et consultants sur place, des reportages, des invités en plateau, des infos coulisses… Tout a été fait pour que les téléspectateurs vivent cette XXIIe édition des Jeux Olympiques d’hiver* dans les meilleures conditions. Gérard Holtz, journaliste pour France 2, présentera chaque après-midi une émission dédiée en direct. Il détaille avec nous ses ambitions, ses souvenirs et sa passion des sports d’hiver.

 

Les Jeux Olympiques de Sochi s’annoncent démesurés. Comment les appréhendez-vous ?
Ce sera une grande fête. Il y aura les meilleurs du monde dans chaque discipline (exception faite des blessés). Toutes les nations seront représentées, en tout cas toutes celles qui pratiquent les sports d’hiver. Les médias du monde entier seront là. Tous les paramètres seront réunis pour que ce soit la fête. L’évolution par rapport aux autres Jeux, c’est que ceux-là accordent une place plus grande – mais c’est vrai pour tous les sports depuis vingt ou trente ans – au business. Les sponsors sont là, et des soirées leur sont dédiées. Il y a les panneaux publicitaires qu’on retrouve partout, y compris sur les pistes de ski.


Cette présence plus grande du business a-t-elle une influence sur les sportifs ?
Ils sont moins accessibles, c’est vrai. Lors de mes premiers Jeux Olympiques en 1984, à Sarajevo et Los Angeles, on rentrait encore facilement dans le village olympique. Aujourd’hui, c’est absolument impossible. La première chose qui a changé, c’est la sécurité. Tous les pays ont sécurisé leurs Jeux à outrance, en installant notamment trois,quatre ou cinq points de contrôle pour accéder aux compétitions. Ce sera encore plus vrai en Russie. Pour voir les sportifs, on a donc recours à la débrouille. On téléphone soit au sportif, soit à l’entraîneur, soit au médecin de l’équipe. L’objectif est de les faire sortir du village olympique pour qu’on puisse les interviewer et les accompagner à l’entraînement, par exemple. C’est la ruse du renard et, dans ces cas-là, c’est à celui qui se débrouille le mieux. Avec Luc Alphand (consultant pour France 2 et France 3 pour les JO de Sochi, NDLR), on se débrouille pour avoir un pass, c’est-à-dire un dossard pour pouvoir aller les voir à l’entraînement, quand ils sont sur les pistes.


Vous présenterez l’émission de 12h30 à 17 heures (sur France 2 et France 3). Quelles sont les spécificités de cette case par rapport aux éditions du matin ou du soir ?
Je pense que je vais être M. Médailles (rires) parce que je vais avoir toutes les grandes compétitions de biathlon. Comme on est parmi les meilleurs du monde dans cette discipline, à la fois pour les garçons et les filles, je vais me régaler en donnant la parole à nos commentateurs et aux équipes de France qui, j’espère, vont nous ramener plein de médailles.

Et puis il y aura aussi des choses plus insolites. Je vais avoir du patinage de vitesse et un match de hockey exceptionnel États-Unis – Russie. Ça va être dingue ! Je vais avoir aussi les deuxièmes manches de slalom géant. Ce sera donc des événements à la fois très importants et très originaux. J’adore faire découvrir certaines choses. Là, je suis gâté.


Luc Alphand, Edgar Grospiron, Vincent Jay, Philippe Candeloro… Vous serez entouré de consultants de prestige. Quel sera leur rôle pendant la compétition ?
On était obligés d’avoir ce niveau de consultants, c’est-à-dire des gens qui soient compétents, avec un réel palmarès, et qui – c’est l’image même de Luc Alphand – soient gentils et généreux, ouverts aux autres. Ce qui importe, c’est évidemment qu’ils connaissent leur sport sur le bout des doigts et l’idéal, c’est qu’ils l’aient pratiqué encore récemment. Mais je tiens beaucoup à cet aspect humain. Des consultants sortent de l’hôtel puis vont directement commenter l’événement, je n’aime pas ça. C’est d’autant plus important que France Télévisions est le partenaire exclusif de cet événement. On est en direct de 7 heures à minuit. Il faut qu’on soit au niveau. Le talent et le travail sont des qualités qu’on retrouve notre équipe de consultants.


Pourriez-vous nous faire partager l’un de vos souvenirs des précédents Jeux Olympiques d’hiver ?
Mon souvenir le plus fort reste Albertville, en 1992, où j’ai eu la chance de commenter la cérémonie d’ouverture. La mise en scène était signée du chorégraphe Philippe Decouflé, un génie absolu. Depuis, tout le monde le copie. Cinq jours avant le début, il m’avait fait passer un message pour que je vienne voir les répétitions et qu’on se rencontre. Il tenait à m’expliquer ce qu’il avait voulu faire. Il a eu ce professionnalisme-là : vouloir que le commentateur comprenne l’esprit de son spectacle. Et c’était génial !


Un mot sur l’absence de deux championnes, Lindsey Vonn, la skieuse américaine (59 victoires en Coupe du monde) et la Française, Tessa Worley (8 victoires et 13 podiums en Coupe du monde) ?
Mon cœur est tricolore, donc je pense plus aux Françaises qu’aux Américaines. Tessa, qui a gagné en début d’année, va extrêmement nous manquer, comme Marion Rolland, qui s’est reblessée au genou alors qu’elle est championne du monde de descente... Les sportifs se préparent à ces Jeux depuis quatre ans. Ils y pensent même en Coupe du monde parce que les Jeux sont un moment très, très fort dans une vie. Être blessé juste avant, c’est un drame.

 

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Propos recueillis par Sébastien Pouey
Crédit Photo : FTV

 

* Avec un budget de 36 milliards d’euros, ces Jeux seront les plus chers de l’histoire, devant le budget de 26 milliards consacré aux Jeux de Pékin en 2008.

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