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Largardère se dit "prêt" à racheter Canal+ France

canalplus-siege.jpgDans un entretien au journal Le Monde publié à la veille de l'assemblée générale des actionnaires de son groupe, Arnaud Lagardère se dit "prêt" à racheter à Vivendi ses 80% de Canal+ France dont il n'a jamais tiré le moindre dividende, avec l'objectif affiché de le valoriser pour l'introduire en bourse.

 

Cette initiative surprenante a suscité un "no comment" de la part du groupe Canal+ et un simple "bizarre!" de la part du porte-parole de Vivendi Simon Gillham sur son compte Twitter. De toute façon, Vivendi n'est pas vendeur, souligne à l'unisson ces analystes, et certaines sources proches du groupe. Il serait effectivement surprenant de le voir accéder à la demande de Lagardère alors même que le propriétaire de Canal+ affiche clairement sa volonté de se recentrer sur les médias, notamment depuis la montée en puissance cet automne du premier actionnaire Bolloré (5%).

 

Après avoir d'abord tenté sans succès de mettre en Bourse cette maigre participation dans un actif sous le contrôle de Vivendi, puis de la revendre sans plus de réussite à la maison mère, Arnaud Lagardère en appelle désormais à la justice.

 

Canal+ France --qui regroupe les activités de télévision payante de Canal+ en France métropolitaine, dont la chaîne du même nom et des chaînes thématiques comme Planète et Comédie-- "mérite un projet de croissance ambitieux", et "c'est l'objet de la procédure que nous avons engagée", explique Arnaud Lagardère. Depuis février il conteste en effet la légalité d'une convention de trésorerie passée en 2007 entre Canal+ Groupe, filiale à 100% de Vivendi au motif qu'elle n'a pas été approuvée par le conseil de surveillance de Canal+ France.

 

Estimée au départ à 300 millions d'euros, la trésorerie de Canal+ France n'a pas cessé de croître pour atteindre 1,6 milliard d'euros à fin décembre 2012, selon les avocats de Lagardère, Or ce pactole, loin d'être investi pour optimiser le rendement de Canal+ France, est utilisé, selon eux, au gré des besoins de Vivendi, notamment pour financer sans aucun retour pour Canal+ France des opérations de croissance externe ou des prêts pour d'autres filiales de Vivendi.

 

Lagardère réclame donc l'annulation pure et simple de la convention et la restitution -sous astreinte d'un million d'euros par jour- à Canal+ de la totalité des 1,6 milliard d'euros. Vivendi réfute la nullité de cette convention et rappelle que Lagardère l'a expressément approuvée sans jamais la contester depuis 2007. Conformément à l'assignation, il déposera, mi-mai, ses conclusions au tribunal de Commerce de Paris.

 

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Avec AFP
Crédit Photo :
Canal+

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