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« Reportages : L'île aux 8000 bébés », aujourd'hui à 13h40 sur TF1

La rédaction de TF1 propose ce samedi à 13h35 sur TF1 le magazine « Reportages » sur le thème : « L'île aux 8000 bébés ». Un reportage de Michel Brunet, Pascal Lorent et Alain Ries (Nomades Productions).

A 8000 kilomètres de la France, l'île de Mayotte sera bientôt le 101e département français. Un petit coin de France qui fait rêver les habitants des Comores qui, par centaines, malgré la police et les radars, risquent chaque jour leur vie à bord de petits bateaux de pêche, les « kwassas ». Passionnées et dévouées, Elsa et Diane, deux jeunes sages-femmes françaises se sentent proches de ces nombreuses femmes enceintes comoriennes qui font le voyage et qui aspirent à une vie meilleure pour leur bébé.
Depuis 1995 et l'instauration d'un visa, les clandestins affluent par milliers à Mayotte : 75.000 étrangers en situation irrégulière vivraient sur l'île. Risquant le tout pour le tout, les Comoriens débarquent sur les plages de jour comme de nuit. L'an dernier, 300 kwassas, petits bateaux de pêche, ont ainsi été interceptés par les gendarmes de la Brigade Nautique. Leurs passagers sont alors emmenés au centre de rétention où ils passent une journée ou deux avant d'être renvoyés par bateau vers Anjouan, aux Comores.

Parmi ces passagers clandestins, on compte de nombreuses femmes enceintes. En 2009, plus de 8000 bébés ont ainsi vu le jour à la maternité de Mamoudzou, la capitale de Mayotte, où Diane Henry, 24 ans, est sage-femme. Elle confesse : « Je me suis installée il y a un an à Mayotte. J'avais conscience du problème de l'immigration. Ce n'est pas facile de voir des femmes enceintes, souvent en détresse, qui nous confient qu'elles ont peur de la police aux frontières, d'être expulsées ».

Elsa Caleca, 26 ans, est, quant à elle, sage-femme dans la maternité de brousse de M'ramadoudou depuis trois ans. Cette maternité toute neuve dépend entièrement de celle de la capitale, une configuration à laquelle Elsa a dû s'habituer : « Une urgence obstétrique, ça arrive partout. On a des ambulanciers qui sont prêts à partir en 5 minutes à Mamoudzou. Ca fait peur mais ça se passe relativement bien la plupart du temps ». Elsa vit dans un village de pêcheurs avec son mari Afanou, un clandestin comorien quelle a épousé il y a un an. Elle concède : «  Le fait d'être Comorien, c'est quand même une tare ici. Même s'il a un titre de séjour, même s'il travaille, il restera toujours un Comorien à Mayotte et ça sera toujours une différence avec les autres ». 


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Crédit Photo : TF1/DR

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